Between the 7th of April and the 5th of May, lalibre.be decided to publish a special series of 8 alumni profiles, coinciding with the launch of the 13th edition of the Boostcamp program. In total, 23 MIC alumni have already pitched and being featured at lalibre.be since the start of the One Hour Challenge

Today, you can get to know What´s in it for Africa, one of the participants in the Boostcamp 9th edition. 

Article by P-F LOVENS originally published in lalibre.beclick here if you want to read the original article.

Uzo Madu, What´s in it for Africa founder. Copyright Flemal Jean-Luc

PORTRAIT de What’s in it for Africa

Que l’on soit à Bruxelles, à Londres, à Paris ou à Rome plutôt qu’à Kinshasa, Nairobi, Abidjan ou Alger, le regard que l’on portera sur les relations entre l’Europe et l’Afrique, entre le Vieux continent et le Continent noir, sera forcément différent. Les journalistes le savent très bien: le point de vue d’où ils parlent ou écrivent influe sur leur manière de rendre compte de l’actualité. L’environnement, l’histoire, la culture, les expériences de vie déteignent sur les récits médiatiques. Depuis trois ans, Uzo Madu veille à donner un point de vue africain sur les affaires européennes et, plus globalement, les différentes facettes des relations afro-européennes.

Sous la bannière What’s in it for Africa, cette jeune Africaine anglophone, formée au sein d’universités britannique et belge, a créé une plateforme d’informations en ligne pour, dit-elle, donner une perspective africaine sur les affaires européennes, tout en étant elle-même ancrée au cœur de l’Europe. “Il y a un manque de diversité et de points de vue africains dans la couverture médiatique de décisions qui impliquent et impactent directement les relations Europe-Afrique, explique-t-elle. Quand il s’agit, par exemple, de commenter ces décisions, les médias donnent très rarement la parole à des experts africains.”

L’une des missions de What’s in it for Africa consiste, précisément, à trouver “le bon expert sur le bon sujet” pour les journalistes couvrant les affaires européennes depuis Bruxelles, mais aussi pour les organisateurs de conférences. La plateforme produit elle-même des contenus audiovisuels et écrits. “Notre force, c’est le réseau d’experts en Afrique et au sein des diasporas africaines”, dit Uzo Madu, qui évolue dans la “bulle bruxelloise” depuis sept ans. Pour financer la plateforme, What’s in it for Africa mise sur le sponsoring (médias, centres universitaires, “think tanks”, organisateurs de conférences,…), des affiliations et la publicité.

AVIS DU COACH

  • En général:

Il est bon parfois d’aborder la création d’un projet en cherchant l’ikigai, concept japonais situé à l’intersection de quatre cercles, dont ceux du “De quoi le monde a besoin?” et “Dans quoi est-ce que je suis bon?”. Uzo Madu s’approche de cet ikigai avec son projet. L’Afrique manque d’une visibilité positive dans une capitale internationale telle que Bruxelles. Elle peut mettre en avant son talent de “public relation” en construisant une plateforme d’experts, qui permet aux médias et organisateurs de conférences d’avoir une voix experte pour présenter un point de vue authentiquement africain.

  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle :☺

Traction client :☺☺

Finançable :☺ 

  • Feedback: 

On est dans un environnement, et dans un modèle, qui va dépendre fortement du soutien de sponsors (médias, think tanks, organisateurs de conférences). Il serait sans doute possible de rendre des services connexes de représentation plus concrets en passant à l’échelle de pays spécifiques, plutôt que prendre l’Afrique entière.

AVIS DE L’EXPERT 

  • En général:

Nous ne sommes pas ici, à proprement parler, dans l’innovation ou la disruption. Uzo Madu a toutefois eu raison de venir pitcher devant nous. Son projet a beaucoup de sens et peut apporter une réelle plus-value en optimisant la communication sur les relations entre l’Europe et l’Afrique. On peut assez facilement se reconnaître dans une des cibles visées; on connaît en effet assez peu les nombreuses opportunités de développement économique qu’offre le continent africain. Il faut espérer que ce projet aura les moyens de développer sa communication et de grandir, afin de pouvoir devenir une des références dans son domaine. Pas mal de choses ont déjà été réalisées, mais il est possible de faire encore mieux et plus. Le défi est grand, certes, mais Uzo Madu m’a fortement impressionné par son profil ! Pour le côté financement, il n’y aura pas mille solutions… Affiliations et dons seront leurs principaux moyens pour obtenir des fonds. Il est à l’heure actuelle difficile de se prononcer d’un point de vue bancaire. Good luck!

  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle : ☺☺☺

Traction client :☺☺

Finançable : ☺

Would you like to take part in the One Hour Challenge and get the chance to be selected for the Boostcamp Intensive WeekCheck out all the information.